Les rues

Les rues de la ville étaient sombres et boueuses. Les étages des maisons, en saillie les uns sur les autres, et la longueur démesurée des toits, permettaient aux piétons de circuler à l'abri de la pluie et du soleil; mais aussi ils interceptaient l'air et la lumière. Il n'y avait pas de pavé, ou bien il était mal uni, et sans la pente nécessaire pour l'écoulement des eaux, qui restaient stagnantes dans l'égoût unique creusé au milieu de la rue, et où la fange s'accumulait. Aussi, la plupart des rez-de-chaussée n'étaient-ils guère moins humides et guère moins sombres que des caves. Il ne parait pas d'ailleurs qu'il y ait eu, avant les deux derniers siècles, des mesures de police un peu sérieuses pour la propreté des rues et la salubrité générale. Encore ces mesures furent-elles peu soutenues et peu efficaces.

Jean-Baptiste Desevelinges, Charlieu, page 312.


Page créée le 25/07/2006, dernière modification le 31/07/2016.